25 juin 2008
Une journée comme une autre à Bondi Beach
Ce matin, en allant bosser, on s'est dit, la vie ici est quand même extraordinaire ! Je vous raconte.
Le matin, à 8h00, on a rendez-vous avec le boss, qui vient nous chercher en bordure de plage. Déjà, sympa, le lieu de rendez-vous... Bon, en descendant à 7H55 de l'appart', tu sens que le temps sera au beau fixe ; c'est le plein hivers, mais aujourd'hui, on devrait atteindre facilement les 25°C, voire plus. Direction la plage, donc, et tu croises tous les surfeurs et surfeuses en combinaison qui remontent en courant de la plage, la planche sous le bras. Tu les vois à la bourre pour le boulot. Tu devines qu'ils vont s'arrêter au Star Bucks à Bondi Junction, prendre un Latte et un Muffin.
Bref, on arrive sur les coups de 8h45 - 9h15 (no worries, mate !), on nous explique le travail de la journée en deux trois mots, et roulez jeunesse. Donc Lolo et moi, en bon européen, en bon français, courageux et efficace, on tape dedans. Au bout de deux heures, on nous dit gentillement qu'on va beaucoup plus vite que les deux gars qui étaient là la veille. Bon, nous flattés, on se dit que mieux organisés, on irait encore plus vite, ce qui nous permettrait de passer à autre chose, parce que c'est pas que ce soit ennyeux, mais... Enfin si, c'est très très ennuyeux !!!
Je vous explique. Nous avons des paquets de pochettes transparentes. Nous regroupons les paquets préconstitués de 10 pochettes par lots de 5 que nous ensachons (pas facile à placer ça). Chaque ensaché étant sciament enchâssé (pas facile à dire) en carton par groupes de 30. Vous me suivez ? Les paquets de 100 pochettes, quant à eux, sont regroupés par 10, puis chaque paquet de 10 est lui-même ensaché. Les ensachés sont regroupés par 3 et encartonnés. Vous me suivez toujours ? Moi non plus. Bref, on s'en fout, on retiendra que c'est un fucking bloody hell boring job (un emploi à motivation limitée nda).
Revenons à nos moutons. A nos sachets, je veux dire. Bon, nous voilà donc en train de penser organiation du travail, amélioration, optimisation, ergonomie, juste à temps, flux tendu (presque mécanisation pour ma part) ; déformation professionnelle, sans doute. Au bout de la 3ème heure, alors qu'une bonne partie de la charge a été absorbée, voilà qu'on nous pose la question saugrenue mais non dénuée de sens ; "vous voulez travailler demain, les gars, où..?" Ben tu m'étonnes John ! Plus on travaille, plus on gagne, et comme on court un peu après les dollars... "Bon ben, dans ce cas là, va falloir à ralentir un peu, parce que... A ce rythme là, ce soir on a fini..."
Première fois de toute ma vie que j'entends un truc pareil !!! Travaille moins vite ; slow down mate, slow down ! Et qui est-ce qui nous disait ça ? La fille du boss herself... Non mais franchement ? Bon ben, qu'est-ce qu'on a fait ? On a levé le pied... Et c'est là que tu te rends compte qu'il faut être sacrément ingénieux pour être tire au flanc ! Trouver les combines pour manipuler le même sachet/carton/paquet le plus grand nombre de fois possible... Dire qu'à l'école on m'a toujours dit d'être plus efficace, plus rapide, plus productif... Tout marche décidément à l'envers ici.
Bref, on s'en paye une bonne tranche, et vers les 15h45, on (le boss), nous indique que c'est bon pour aujourd'hui, qu'on fera le reste demain, et qu'on attend tranquillement 16h00 pour pointer. Bon, en résumé, le boulot ici, c'est pas pire que le boeuf.
Nous voilà rentrés vers 17h00 à Bondi ; les surfeurs (et surfeuses) quittés le matin même sont de nouveau dans les vagues. Quelques belles couleurs de début de coucher de soleil (si, si, à 17h00, c'est pas parce qu'il chauffe autant qu'à Lille en été qu'il prolonge la soirée).
On se rentre tranquillement, on flâne un peu, et on se décide finalement pour un footing en bord de mer, et une petite séance de muscul' en bord de plage. Au programme ce soir ; healthy food, coucher tôt, match de foot à 4h00 du mat' (ça, ça va faire très mal), puis reboulot, mais no stress. J'entends d'ici les commentaires ; est-ce bien sérieux de se lever si tôt pour un match de foot lorsqu'on travaille le lendemain à l'usine ? Je répondrai avec autant d'ironie que possible ; être en forme ? Pour quoi faire ? On travaillerait trop vite et trop efficacement...
20 juin 2008
Byron Bay trip and state championship
Comme on vous l'avait dit, j'ai fait le state championship il y a de ça deux semaines. Je suis parti le jeudi midi, pour arriver le jeudi soir. Je logeais chez Peter KELLY, un gars de l'équipe, revenu quelques semaines auparavant de Barcelone où il jouait pour le Barça (section, hockey, hein ! Pas football).
Bref, on a commencé le vendredi par une session de surf. La première pour moi. Bon, il a bien essayé de m'expliquer les bases, mais c'était pas vraiment une réussite. En fait, j'ai passé la première heure à ramer (au sens propre du terme, j'étais sur ma planche à ramer pour essayer de me placer correctement pour la vague). Pendant la deuxième heure, j'ai réussi à prendre deux ou trois vagues mais en restant allongé sur la planche (des petites vagues, ça va sans dire. Des vaguelettes en fait). Et après la troisième heure, j'ai réussi à tenir à genoux sur la planche environ... Voyons... Un peu moins d'une demi seconde. Au bout d'un moment, je me suis résigné, j'ai pris une ou deux photos, histoire de frimer en rentrant, mais je me rends compte qu'avec ce récit, je me suis confondu tout seul. Bref, Byron Bay, ça donne ça ;
Bref, Pete, pendant ce temps-là surfait au milieu des dauphins, s'éclatait dans la vague... L'australian way of life quoi. J'ai pris une 'tite vidéo (lien ci-dessous). Au passage, l'aileron que vous voyez à côté de lui, ce sont vraiment des dauphins, c'étaient pas des blagues !
http://www.youtube.com/watch?v=vSU3k0jS4EQ
Bref, en rentrant, tout ce qu'il trouve à dire c'est ; "did you enjoy Benny ?" Tu m'étonnes John que j'ui réponds !!! Du coup forcément il en a rajouté ; "Welcome to my life..." Ca met pas les nerfs ça ?!? 25°C en plein hiver, sufing session, barbec' en rentrant... Pfff, tu m'étonnes qu'ils ont la vie cool ici ! Et pendant ce temps là en France ? Pluie et grisaille en plein été, à bosser comme des damnés !
Bon bref, le lendemain le tournoi commence, alors je pensais lui apprendre deux trois trucs, et ben même pas... (on joue en bordeaux)
Bref, c'était un bon petit week-end, j'ai eu l'occasion de vivre à l'australienne, au milieu des australiens, je dois dire que ça ne me déplaît pas comme style de vie...
Allez, see y@ mate !
17 juin 2008
La fine équipe de nouveau réunie
Salut tertous,
Voilà deux semaines que j'ai rejoint Ben à Bondi Beach et sur les terrains de hockey. Comme lui au début l'acclimatation fut difficile, mais cela tient au mode de vie en Backpack'. En effet dans ces lieux "cheap" où la jeunesse domine, le meltingpot oblige à des habitudes de vie qui ne manquent pas d'agrémenter vos nuits, rendant le sommeil difficile à trouver et vous empechant de rester sous la couette calmement le matin. Bref, d'ici deux jours je prends part à la collocation avec Ben, un autre hockeyeur français et deux irlandaises, bien loin de nos deux écossaises!!! (Pour ceux qui ont suivi la première saison du "scottish trip", je peux vous dire que la saison 2 arrivera bientôt sur vos écrans avec de nouveaux personnages et biensûr de nouvelles aventures encore plus allechantes...)
Coté température, je pense que nous sommes logés à la même enseigne, à la difference près que nous, nous sommes en Hiver et de ce fait, cela ne va aller qu'en s'arrangeant.(Ne manquez pas d'aller voir le lien en bas du blog sur la météo). Gardez espoir et vos pulls, nous pensons à vous à chaque goutte de pluie. ptdr xp*
Pour le hockey, il était temps que je m'y remette et c'est donc ce week end où j'ai porté le maillot de Gordon pour un premier match en équipe 3, soldé par un match nul. Ca fait du bien et surtout cela permet de retrouver des sensations de matchs enfouies à des miliers de kilomètres et surtout au mois d'octobre. Ben à quant à lui joué avec l'équipe 2. Il a bien faillit s'envoler en faisant l'avion sur son but leurs permettant de gagner 3-0. Et spécialement pour BVDC la prochaine fois on gagne tous les deux. D'ailleurs, certainement dans la même équipe.
Histoire de travailler un peu tout de même, nous avons trouvé un job dans un entrepot où, debout face à des palettes nous devions hardement (c'est pour rire, on est en australie!) ouvrir et refaire des cartons. Rien de passionnant, mais cela permet de remplir l'assiette de noodles et comme nous sommes de bons travailleurs francais, le boss nous recontacte sous peu pour un prochain job. Ben à aussi reçu un appel concernant un poste dans un show tv! Peut être le futur animateur d'une émission à succès?! (fou rire assuré comme chez nos bien aimé voisins belges, cf. vidéo sur youtube: fou rire tv belge)
Nous vous embrassons fort, (c'est de ch'nord ! )
Merci à nos fans (tata, bvdc...) et @bienôt pour de nouvelles aventures...
Ben & Lolo






